Comprendre la Finlande

Culture sámi et Sápmi

Les Sámi sont le seul peuple autochtone de l’Union européenne. En Finlande, leur terre — Sápmi, Säämi , Sääʹmm — n’est pas toute la Laponie: trois communes et un morceau d’une quatrième. Cette page dit comment y aller sans transformer une culture vivante en costume.

Centre culturel sámi Sajos, Inari
Centre culturel sámi Sajos, Inari

Pourquoi y aller

Le Parlement sámi (Samediggi) le cadre clairement. Le territoire sámi de Finlande, c’est Enontekiö (Eanodat), Inari (Aanaar), Utsjoki (Ohcejohka) en entier, et le nord de Sodankylä autour de Vuotso (coopérative de rennes Lappi). Rovaniemi, Levi, Ruka ne sont pas ce territoire. Sápmi déborde ensuite vers la Norvège, la Suède et la presqu’île de Kola: vous n’en voyez ici qu’une part.

Le statut autochtone est dans la Constitution. Les langues — sámi du Nord, d’Inari, skolt — et les formules utiles sont dans Langues. Les pourcentages aussi: on ne les répète pas. Une langue déclarée n’est pas la même chose qu’une identité.

Ce que le visiteur prend pour une « wilderness » est, pour Samediggi, un paysage culturel habité. Chaque lieu a un nom sámi et un usage saisonnier, même sans trace visible. Metsähallitus / luontoon.fi le dit aux randonneurs: vous êtes invité sur une terre qui nourrit encore des métiers, pas dans un décor vide.

Que faire

Allez à Inari, pas au rovaniemi/santa-claus-village">village du Père Noël, pour rencontrer la culture. Visit Finland pointe deux adresses à dix minutes l’une de l’autre: Siida (musée de la culture et de la nature sámi, plus musée de plein air l’été) et Sajos (siège du Parlement sámi, visitable en visite guidée). Horaires: site de Siida ou de Sajos, la semaine du voyage.

Choisissez des expériences tenues par des Sámi. Samediggi (principes du 24 septembre 2018) distingue le tourisme sámi — ancré dans la communauté, les familles, le siida — du tourisme qui emprunte des signes sámi sans lien. Le gákti n’est pas un souvenir; les pastiches non plus. Pour un objet, achetez du duodji auprès d’artisans sámi. N’inventez pas de mots sámi pour « faire local »: voir Langues.

Ce qu’il ne faut pas faire. Ne photographiez pas les enfants qui jouent. N’entrez pas dans un enclos à rennes. Aux lieux sacrés, suivez les panneaux: luontoon.fi donne l’exemple d’Ukonsaari, sur le lac Inari — s’en approcher depuis l’eau sans débarquer. Restez sur les sentiers, emportez vos déchets. Ne partagez pas de traces GPS qui violent le règlement local. Le mot anglais Lapp est une injure: dites Sámi.

Samediggi signale aussi des « traditions empruntées »: le traîneau à chiens touristique, dans certains secteurs, entre en conflit avec l’élevage de rennes. Si une offre vend du « chamanisme » ou un costume, ce n’est probablement pas sámi. En cas de doute, vérifiez sur le site du Samediggi ou auprès de l’opérateur.

Quand venir

Le 6 février est la journée nationale sámi: drapeaux à Sajos, parfois ailleurs. L’hiver montre l’élevage et la neige; l’été, Siida de plein air et le lac Inarijärvi; la ruska de fin août colore les fells d’Enontekiö et de Saariselkä. Aucune saison n’autorise le costume.

Y aller

Inari se gagne par l’aéroport d’Ivalo, puis la route. Utsjoki est plus au nord, vers la Norvège; Enontekiö (Hetta) ouvre sur Pallas–Ylläs et Kilpisjärvi. Guides: Samediggi — tourisme éthique, Visit Finland — Meet the Sámi, luontoon.fi — étiquette. Siida: siida.fi. Une offre « authentique » sans nom sámi: vérifiez sur le site officiel.

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